Retour sur ce week-end à Zuffenhausen
Par Aurélien LE THUAUT le mercredi 25 juin 2008, 18:44 - Billet d'humeur - Lien permanent
Cela fait maintenant un peu plus d'une
semaine que je suis rentré de Zuffenhausen, mais les épreuves de français du
BAC et leurs préparations ne me permettait pas de faire le point sur cette
rencontre sur ce blog. Je profite donc d'un peu de "temps libres" pour
effectuer un petit debriefing. Et c'est donc tout naturellement que j'ai
décider d'organiser ma réflexion autour de 3 grands thèmes.
Tout d'abord, le plus évident et également le premier remarquable :
l'accueil. Dès notre arriver, l'amicalité de notre rencontre
était flagrante. Pas la moindre tension, pas la moindre perplexité, ou encore
pas la moindre crainte se traduisait dans les yeux de nos accueillants. Et à
peine nos deux pieds avaient touchés le sol allemand, que nous étions
accueillis à bras ouvert par le maire de Zuffenhausen : Gerhard Hanus.
Ensuite nous avons fait connaissance avec les familles qui allaient nous
accueillir durant ce week-end. Pour ma pare, je suis tombé sur un couple fort
charmant de jeunes étudiants : Lia et Alexander Mak. La chance était
également de mon côté puisque ne parlant pas un mot d'allemand, "ma famille"
parlait admirablement bien l'anglais, et Alexander avait pratiqué le français
durant 5 ans. Cette amicalité à même évolué en camaraderie lorsque nous avons
évoqué nos engagements politique. Bien que je soit pas un éminent responsable
socialiste, Alexander est très fortement engager dans la section local du SPD,
et est même le principal animateur du Jusos (MJS allemand) de Zuffenhausen.
Bref, mêlé à un ambiance très festive, car ça aussi, la fête ils savent bien
faire, nous avons été accueillis comme des rois. L'amitié franco-allemande à
encore de beaux jours devant elle.
Ensuite, le thème qui peut-être est le plus dur à expliquer :
l'organisation politique. Un thème utile car il est bon de
rappelé l'organisation politique allemande qui diffère de celle que nous
connaissons en France. Tout d'abord, le système, l'Allemagne est un état
fédéral, c'est à dire qu'il est le fruit d'un regroupement de plusieurs régions
indépendante : les länder. Chaque länder possède sont autonomie, et par
conséquent son propre gouvernement. Une autre différence de taille, en tout cas
au niveau de Zuffenhausen, l'organisation municipale ou extra-municipale. En
effet, je n'est pas de mots pour décrire cette situation inédite en France,
puisque Zuffenhausen, "ville" indépendant avec son "maire" et son conseil, est
en fait un district d'une ville regroupant pas moins d'un demi million de
personnes : Stuttgart. Ce fonctionnement est assez ressent historiquement.
Avant la seconde guerre mondiale, tous les districts de Stuttgart était
vraiment indépendant et agissait en temps que ville. Mais lors de l'ascension
au pouvoir d'Hitler, sa politique territoriale était de créer de grands pôles,
de grandes villes, et c'est en ces temps là que les districts se sont uni au
sein d'une seul et même ville. Ce qui nous fait une organisation croissante
de : district : Zuffenhausen , ville : Stuttagart, länder :
Baden-Württemberg, et pays : l'Allemagne. Cette organisation qui peut nous
paraître suicidaire, tant les nombre d'échelons est élevés, mais qui est en
faite très bénéfique puisque autant Stuttgart que son länder jouissent d'un
taux de chômage bas, et d'une belle croissance, et que dire de la puissance
économique allemande au sein de l'europe. Dernière explication, l'organisation
des groupes et partis politique qui fonctionne moins de la façon de
majorité/opposition, mais sous la forme de coalition. Mode de fonctionnement
que je trouve personnellement très chaotique (l'épisode Prodi en Italie ne
pourra me faire mentir), mais qui à l'air de bien marcher outre-Rhin. Ce
système amène des aliances comme CDU-SPD (démocrates chrétiens-social
démocrates), qui serait improbable en France, mais qui porte ses fruit,
notamment à Zuffenhausen puisque l'élection de Gerard Hanu au poste de "Chef de
district" est l'illustration de cette théorie. Cela induit, peut-être des
politique de droite plus modéré.
Dernier thème, la raison de notre venue : le jumelage. Ce
jumelage qui avait repris des couleurs depuis l'arrivée à la mairie de La Ferté
de Marie Richard, reprend un nouvel élan à l'arrivée de Gerhard Hanus à la
mairie de Zuffenhausen. Européen convaincu, il entend bien faire évolué ce
jumelage et l'amplifié. C'est d'ailleur dans ce sens qu'il a nommé, dans son
équipe une secrétaire municipale spécialisée sur les questions du jumelage avec
La Ferté. Il l'a d'ailleurs dit dans l'un de ses discours, son intention sur ce
domaine est d'amplifié le jumelage, notamment au niveau de la jeunesse, avec
des échanges culturel, éducatif, ou autre. Et de ne plus cloisonner cette union
au simples association sportives. Pour ma part j'irais même plus loin, en
affirmant que le jumelage pourrait être poussé à son paroxysme en instaurant un
véritable pont entre nos deux ville. Un partenariat privilégié sur tous ce qui
pourrait animé nos deux villes, et les rendre plus créatives, plus belles, plus
fotres. Mais l'essentiel, le plus important est bien sur l'action engagé par
Monsieur Schmit (pardonner moi pour l'orthographe du nom), qui depuis des
années organise des échanges scolaires entre le collège Porche et les collèges
de la Ferté. Ces échanges doivent s'intensifié avec les lycéens de notre ville.
Bref, l'amitié entre nos deux villes à encore de beaux jours devant elle.

La Lettre Socialiste - L'actualité politique vue par Aurélien LE THUAUT, jeune Socialiste.