file_331020_52627.jpgEtudiant les sciences sanitaires et sociales, ayant pour projet professionnel de devenir éducateur spécialisé, je suis avec grande intention les projets concernant le handicap. C'est donc tout naturellement que je me suis penché sur les annonces de Nicolas Sarkozy faites lors de la Conférence nationale sur la Handicap hier. Conférence où, nous dit-on, il était le grand invité, premier contre sens, la politique concernant le handicap doit être annoncé, puis débattue dans cette conférence tous les 3 ans ; la précédente s'était établie en 2005, sa tenu était donc réglementaire. Déjà, sur cette annonce, les services de communication de l'Elysée met en avant un évènement qui n'est n'est en réalité pas un.

Venons donc au fond. Tout d'abord, le chef de l'Etat annonce 50 000 nouvelles places en structures spécialisée. Totalement impossible. Les structure et service d'aide par le travail pour les personnes handicapées sont tous surchargées. Aucunes place n'est vacante, 15 000 enfants et 12 000 adultes sont sur listes d’attente, alors où créer ses 50 000 nouvelles places ? Et puis même si il lui prenait de créer des établissement, c'est au niveau du personnel qu'il y aurait un problème, une nouvelle fois il manque de bras. Le domaine du handicap souffre de la même pathologie que les domaines sociaux et médicaux : pas de personnel, manque de vocation. Alors comment pouvoir créer ces poste, faire pratiquer des heures supplémentaires aux travailleurs sociaux ? impossible, les 35h sont déjà un utopie dans ce domaine tant il est once qui ne pourra pas surchargé. Première parole, premier effet d'annonce qui ne pourra pas aboutir, manque de place, de structure, de personnel.

Dans cette optique où la création de poste en milieu spécialisé, il est logique de proposer la création d'emploi en milieu ordinaire. Mais là, une nouvelle fois deux difficultés : l'éducation / la formation, et l'insertion. Sur le premier point, il faut se référer au bilan de la politique sur le handicap de 2005, qui promettait une modernisation de la formation des auxiliaire de vie scolaire (AVS) mais 3 ans après, cette modernisation n'est toujours pas là. La formation des AVS est de plus en plus chaotique, de par tout d'abord le faible nombre d'institut de formation, et une nouvelle fois, par le manque de vocation. Comment alors avec de moins en moins d'AVS, et un renouvellement qui ne viendra sans doute pas espérer accueillir des personnes handicapées dans le milieu scolaire ordinaire, et je ne parle pas de la question de l'accessibilité des structures. Un droit opposable ne résoudra pas ce problème car il c'est la formation de AVS qu'il faut résoudre car les place peuvent être trouver, mais pas le personnel. Cumuler à ceci les suppressions de poste dans l'éducation annoncé par Monsieur Darcos et ce projet devient utopique. En ce qui concerne l'insertion au travail en milieu ordinaire, l'équation est simple, son inconnue s'appelle MEDEF. Toutes les entreprises française ont l'obligation d'employer 6% de travailleur handicapés dans leurs entreprise, 5% de celle-ci préfèrent payer plutôt que d'embaucher, et après on nous dit que les gens veulent pas travailler... Deuxième mesure, deuxième effet d'annonce qui ne pourra pas aboutir.

Ensuite, le premier magistrat de France annonce qu'il entend bien augmenter l'allocation adulte handicapé (AAH) de 25% en 5 ans. Ce qui fait un augmentation de 5% par ans qui ne couvre même pas l'inflation des produit de première nécessité. L'AAH est aujourd'hui de 628.10€, il passerait dans 5 ans à 781.38€, soit une augmentation de 153.28€ sur 5 ans, bien modeste comparé au bouclier fiscal. Cestes le pourcentage d'augmentation est flatteur, mais traduit en chiffres, il ne sort pas les personnes bénéficiaires de cette allocation du seuil de pauvreté qui les domine de loin. Encore une annonce qui ne donnera rien.

Un nouvel obstacle non évoqué par Nicolas Sarkozy se dresse pourtant face à lui : le financement. Comme il le dit si bien "les caisses sont vides". Oui, et il y a bien participé avec ses cadeaux fiscaux fait en juillet dernier. l'argent gâché il y a un an aurait put contribué à payer l'addition de ce programme. mais alors que "la France est en faillite" comme l'aime tant le rappeler Monsieur Fillon, pourquoi à quelque mois de la présidence française de l'UE, Nicolas Sarkozy ne lance pas un plan handicap européen, certain pays, notamment les scandinaves aurait beaucoup à nous apprendre dans ce domaine.

logo_accueil.gifLe handicap doit être une cause national, et ce n'est pas avec ce plan mort-né que les personnes handicapées pourront sortir la tête de l'eau. C'est pour cela que les socialistes proposent :
- D'établir la parité de l’AAH avec le SMIC,
- l’intégration dans le futur RSA des personnes handicapées,
- la mise en place et la formation des AVS,
- la déduction supplémentaire sur la taxe d’habitation pour les personnes handicapées (déjà expérimenté dans certaines collectivité socialiste).