Pacte pour l'emploi des personnes handicapées : impossible
Par Aurélien LE THUAUT le mercredi 11 juin 2008, 18:18 - Actualité politique - Lien permanent
Etudiant les sciences sanitaires et
sociales, ayant pour projet professionnel de devenir éducateur spécialisé, je
suis avec grande intention les projets concernant le handicap. C'est donc tout
naturellement que je me suis penché sur les annonces de Nicolas Sarkozy faites
lors de la Conférence nationale sur la Handicap hier. Conférence où, nous
dit-on, il était le grand invité, premier contre sens, la politique concernant
le handicap doit être annoncé, puis débattue dans cette conférence tous les 3
ans ; la précédente s'était établie en 2005, sa tenu était donc
réglementaire. Déjà, sur cette annonce, les services de communication de
l'Elysée met en avant un évènement qui n'est n'est en réalité pas un.
Venons donc au fond. Tout d'abord, le chef de l'Etat annonce 50 000 nouvelles
places en structures spécialisée. Totalement impossible. Les structure et
service d'aide par le travail pour les personnes handicapées sont tous
surchargées. Aucunes place n'est vacante, 15 000 enfants et 12 000 adultes sont
sur listes d’attente, alors où créer ses 50 000 nouvelles places ? Et puis
même si il lui prenait de créer des établissement, c'est au niveau du personnel
qu'il y aurait un problème, une nouvelle fois il manque de bras. Le domaine du
handicap souffre de la même pathologie que les domaines sociaux et
médicaux : pas de personnel, manque de vocation. Alors comment pouvoir
créer ces poste, faire pratiquer des heures supplémentaires aux travailleurs
sociaux ? impossible, les 35h sont déjà un utopie dans ce domaine tant il
est once qui ne pourra pas surchargé. Première parole, premier effet d'annonce
qui ne pourra pas aboutir, manque de place, de structure, de personnel.
Dans cette optique où la création de poste en milieu spécialisé, il est logique
de proposer la création d'emploi en milieu ordinaire. Mais là, une nouvelle
fois deux difficultés : l'éducation / la formation, et l'insertion. Sur le
premier point, il faut se référer au bilan de la politique sur le handicap de
2005, qui promettait une modernisation de la formation des auxiliaire de vie
scolaire (AVS) mais 3 ans après, cette modernisation n'est toujours pas là. La
formation des AVS est de plus en plus chaotique, de par tout d'abord le faible
nombre d'institut de formation, et une nouvelle fois, par le manque de
vocation. Comment alors avec de moins en moins d'AVS, et un renouvellement qui
ne viendra sans doute pas espérer accueillir des personnes handicapées dans le
milieu scolaire ordinaire, et je ne parle pas de la question de l'accessibilité
des structures. Un droit opposable ne résoudra pas ce problème car il c'est la
formation de AVS qu'il faut résoudre car les place peuvent être trouver, mais
pas le personnel. Cumuler à ceci les suppressions de poste dans l'éducation
annoncé par Monsieur Darcos et ce projet devient utopique. En ce qui concerne
l'insertion au travail en milieu ordinaire, l'équation est simple, son inconnue
s'appelle MEDEF. Toutes les entreprises française ont l'obligation d'employer
6% de travailleur handicapés dans leurs entreprise, 5% de celle-ci préfèrent
payer plutôt que d'embaucher, et après on nous dit que les gens veulent pas
travailler... Deuxième mesure, deuxième effet d'annonce qui ne pourra pas
aboutir.
Ensuite, le premier magistrat de France annonce qu'il entend bien augmenter
l'allocation adulte handicapé (AAH) de 25% en 5 ans. Ce qui fait un
augmentation de 5% par ans qui ne couvre même pas l'inflation des produit de
première nécessité. L'AAH est aujourd'hui de 628.10€, il passerait dans 5 ans à
781.38€, soit une augmentation de 153.28€ sur 5 ans, bien modeste comparé au
bouclier fiscal. Cestes le pourcentage d'augmentation est flatteur, mais
traduit en chiffres, il ne sort pas les personnes bénéficiaires de cette
allocation du seuil de pauvreté qui les domine de loin. Encore une annonce qui
ne donnera rien.
Un nouvel obstacle non évoqué par Nicolas Sarkozy se dresse pourtant face à
lui : le financement. Comme il le dit si bien "les caisses sont vides".
Oui, et il y a bien participé avec ses cadeaux fiscaux fait en juillet dernier.
l'argent gâché il y a un an aurait put contribué à payer l'addition de ce
programme. mais alors que "la France est en faillite" comme l'aime tant le
rappeler Monsieur Fillon, pourquoi à quelque mois de la présidence française de
l'UE, Nicolas Sarkozy ne lance pas un plan handicap européen, certain pays,
notamment les scandinaves aurait beaucoup à nous apprendre dans ce
domaine.
Le handicap doit être une cause national,
et ce n'est pas avec ce plan mort-né que les personnes handicapées pourront
sortir la tête de l'eau. C'est pour cela que les socialistes proposent :
- D'établir la parité de l’AAH avec le SMIC,
- l’intégration dans le futur RSA des personnes handicapées,
- la mise en place et la formation des AVS,
- la déduction supplémentaire sur la taxe d’habitation pour les personnes
handicapées (déjà expérimenté dans certaines collectivité socialiste).

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