Obama for president
Par Aurélien LE THUAUT le mercredi 4 juin 2008, 17:20 - Actualité politique - Lien permanent
Je n'est pas pour habitude de m'immiscer
dans le domaine complexe et épineux qu'est la politique international, et
encore moins dans l'Américaine. Cependant, je rompt aujourd'hui avec c'est
(mauvaise) habitude car ce mardi 3 juin 2008 rentre dans l'histoire : pour
la première fois un parti américain place un candidat noir dans le chemin vers
la maison blanche. C'était tout à fait prévisible depuis quelque semaines, mais
c'est maintenant effectif. Certes, dans la conjoncture actuelle où Hillary
Clinton ne désire pas se retirer, il faudra attendre le congrès d'investiture
démocrate qui se tiendra à Denver du 25 au 28 août prochain, mais Obama est
mathématiquement sûr d'être nommé. Mais alors que l'Amérique marque ce jour
dans son histoire, pourquoi est-ce une bonne chose ?
Tout d'abord parce que Barack Obama est le meilleur pour incarner le futur des
Etats-Unis. C'était le seul parmi les candidats démocrates à pouvoir incarner
le renouveau de la classe politique américaine. C'était également le seul à
parler d'une nouvelle politique, de parler simplement sur ce qu'il va faire,
sur sa vision du "rêve américain". Bref, seul Obama pouvait jouir de l'image de
renouvellement. Cette principale qualité est aussi son principale défaut, il
est jeune, nouveau, et donc peu expérimenter pour être à la tête de la première
puissance mondiale. D'où l'utilité, pour lui, de bien choisir qui
l'accompagnera dans le fameux "ticket".
Autre point fort après son image, ses discours, merveilleusement bien écrit.
Comment ne pas être convaincu après avoir écouté son discours sur son rêve
américain : bâtir une Amérique unie. Comment ne pas rapprocher le "I want
be the president of the union of all americain" du "I am a dream" d'il y a 45
ans. C'est aussi ça l'effet Obama, faire renaitre le plus grand espoir que
l'Amérique n'est jamais connu : l'union des peuples. Et c'est par ce
discours reprenant l'hérédité spirituel et idéologique de Martin Luther King
que Barack Obama à remporter l'investiture, et cela bien avant ce 3 juin
2008.
Barack Obama, par son histoire et par ses origines a été le seul dans cette
course à vraiment croire à cette union et au rassemblement de toute l'Amérique.
"A more perfect union, that's what I want for America" lançait-il à
philadelphie le 18 mars dernier. Mais bien avant cette date, il évoquait ce
point lors de la convention démocrate de 2004, convention où "l'Obamamania" est
né. Que l'on soit africain-américain, hispanique-américain,
asiatique-américain, nous sommes tous frères des Etats-Unis d'Amérique, nous
sommes tous américain. Oui son discours est rassembleur, respectueux et
fraternel, mais sera-t-il suffisant pour l'emporter face à McCain ? Ca
c'est moins sûr, mais élire un Bush décomplexé ne serait pas une solution de
progrès pour les Etats-Unis. Cet ultra-conservateur, qui est majoritaire chez
les séniors ne l'ai pas chez les plus jeunes, favorable au sénateur de
l'Illinoi. Bref, si la campagne des primaires est belle et bien bouclée, une
autre bataille s'annonce, et celle-ci, encore plus dure, but "yes we
can".
LET'S GO OBAMA.
Barack Obama's Victory Speech in St. Paul, Minnesota June 3, 2008
En VO bien sur 

La Lettre Socialiste - L'actualité politique vue par Aurélien LE THUAUT, jeune Socialiste.