La Lettre Socialiste

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vendredi 18 juillet 2008

Contre la directive "retour"

pe.jpgIl y a maintenant un mois, la majorité de Droite du Parlement Européen a adoptée une directive visant à contrôler l'immigration sur le territoire de l'Union Européenne. Cette directive de la honte vient en renfort des politiques nationales des pays membres de l'espace Schengen et par conséquent, durcir les sanction$ subies par les "immigrés illégaux".

Parce que je ne croit pas que l'immigration est un plaisir, mais bien un besoin vital de la part des personnes fuyant guerre, famine, ou pauvreté ; l'Europe ne peut punir un tel acte sans, parallèlement, avoir une politique de co-développement digne de ce nom. Alors si le Parlement Européen désir à ce point maitriser les flux migratoires sur un territoire de plus de 4 millions de kilomètres carrés, il ne faut pas qu'il s'en prenne aux conséquence, ou résultat, mais aux causes. Oui, cette politique est beaucoup plus dure car la situation politique dans les pays de départ des personnes migrants sont souvent instables, et la négociation de partenariat est bien souvent plus que difficile. Mais ces solutions serait digne d'un "état" de 5 millions d'hommes et de femmes qui ne désir surement pas être complice de cette non assistance.

Cette directive de la honte, au profil très à Droite, ne vient pas en aide au personnes migrants. Et c'est bien pour cela qu'elle à été décriée par la Gauche européenne et par la quasi totalité des OGN. Car face à l'inégalité réglementaire des pays membres, la Droite européenne a choisie d'égaliser par le bas. Car face à l'immigration, le PPE oppose aux personnes cherchant une terre pour vivre, une peine de prison de 6 mois maximum, mais qui peut-être renouvelée de 12 autres mois si le pays "accueillant" et les pays"d'origine" ne venait pas à coopérer. Soit une peine de prison de 18 mois pour avoir commis comme seul crime de vouloir vivre.

Parce qu'en tant que socialiste européen, je prône le rapprochement entre les peuples, je m'indigne de l'adoption de cette directive de la honte qui tente à nous faire croire que les hommes et les femmes dans le besoin et venant chercher un monde meilleur en europe représente un danger, et justifie donc une mise à l'écart. Parce que je croit que l'UE devrait plus se soucié du développement des pays du Sud, que de s'en prendre aux conséquence de cette inaction, je trouve cette directive profondément injuste et immorale.

Alors je vous invite tous à faire entendre votre voix et à signer la pétition initiée par Donata Gottardi, députée socialiste européenne, contre cette directive qui n'a aucun sens.

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mardi 15 juillet 2008

Besoin de Gauche

besoingauche.jpgComme vous le savez, le congrès ordinaire du Parti Socialiste aura lieu du 14 au 16 novembre prochain, à Reims. Depuis maintenant quelque semaine, le bal de présentation des contributions se déroule sous nos yeux. Et jusqu'à présent, j'avais garder le silence sur cet événement, non pas par manque de conviction, j'ai put m'entretenir avec certain de mes camarades de La Ferté sur ce que serait pour moi un bon congrès, mais je voulais attendre la publication de toutes les contributions pour arrêté mon choix. Et cette lecture approfondie à confirmé le choix que je me faisait, c'est donc tout naturellement que j'ai choisi de signer la contribution soutenue par "Socialisme & Démocratie", avec "Rénover maintenant", et dont le premier signataire est Pierre Moscovici. Ce choix s'est justifié car je me reconnais pleinement dans ce texte. Il propose un ligne politique nette et novatrice, fait du Parti Socialiste français un vrai Parti Socialiste européen, à la hauteur du New labour britanique, du PSOE espagnol, ou encore du SPD d'outre-Rhin. De plus, j'adhère complètement à l'idée de ne pas désigner notre candidat pour la prochaine élection présidentielle maintenant. Premièrement car nous sommes à 4 ans de l'échéance, et que nous ne pouvons dire qui sera le/la meilleur(e) d'entre nous en 2012. Et car cela créera une surexposition médiatique et politique qui pourrait être néfaste tant les attaque pourrait surgir, et par ce fait, décrédibiliser ce(tte) candidat(e). Bref, "Besoin de Gauche" réforme en profondeur notre parti, avec un vrai programe de travail, cette contribution apporte du progrès à tous les échelons : local, national, et européen.

En voici l'introduction. Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, les Français ont la gueule de bois. On leur avait promis croissance et pouvoir d’achat : ils n’ont ni l’une, ni l’autre. Le coût de la vie augmente, les rémunérations stagnent, la vie est plus dure. La précarité, loin de reculer, s’étend, à mesure que la droite poursuit son entreprise de casse du modèle social et du droit du travail. Aucune perspective d’amélioration ne se fait jour, la défiance s’installe : l’indice de mesure du moral des ménages vient même d’atteindre son plus bas niveau depuis sa création, en 1987. Déçus par un pouvoir brouillon qui leur a menti, nos concitoyens nourrissent de vives inquiétudes pour leur avenir et celui de leurs enfants, dans un contexte international de ralentissement économique majeur et de crise écologique et alimentaire sans précédent. Alors que chaque jour illustre les excès d’un capitalisme déréglementé, notamment l’hypertrophie financière au profit d’une hyperclasse mondiale qui s’enrichit à coup de stock-options et de parachutes dorés d'un montant démesuré, la gauche peine à proposer, en Europe et dans le monde, une alternative qui soit économiquement crédible et durable sur le plan environnemental, socialement juste et électoralement viable.

« Où est la gauche ? », entend-on de toute part. « Que propose-t-elle ? Réglerait-elle mieux que la droite les problèmes qui se posent ? » La gauche française, alors qu’elle est devenue la championne des scrutins locaux, vient pour la seconde fois de perdre les élections générales. Sa dernière victoire à l’élection présidentielle remontera, en 2012, à près d’un quart de siècle. Au-delà d’une alternative à l’UMP, que beaucoup de nos concitoyens espèrent et attendent, c’est la nouvelle gauche européenne qu’il faut faire émerger. Pour tracer les chemins d’une société moins dure, plus juste, plus solidaire, tout en répondant à la crise écologique par une préservation et une meilleure gestion des ressources naturelles ou non renouvelables, il s’avère indispensable de penser le monde et de prendre l’exacte mesure de l’expansion, depuis trente ans, du capitalisme globalisé. Les rapports entre les forces du travail et un capital en mutation accélérée doivent être conçus à partir d’une nouvelle articulation entre le cadre national et le cadre géopolitique pertinent qui, pour nous Français, sera nécessairement européen. Il s’agit de dégager de nouvelles marges de manoeuvre, d’encourager l’innovation dans les secteurs de l’économie confrontés à la concurrence internationale, d’aller vers une croissance plus respectueuse de Parti Socialiste l’environnement tout en recherchant, dans les espaces non marchands, un haut niveau de services.

Tel est l’enjeu pour toute une génération de socialistes. Notre Congrès doit surprendre. L’heure n’est plus aux accommodements, aux faux semblants, aux clivages dépassés ou aux querelles de personnes. Le temps qui s’ouvre est celui du renouveau. Nous voulons une nouvelle donne globale, pour offrir aux Français, bientôt, une nouvelle gauche.

Nous disposons désormais d’un socle commun : la déclaration de principes. Le Parti socialiste s’y accepte comme réformiste, attaché à la transformation sociale, écologiquement responsable, européen, laïque et féministe. Pour lui, les conditions de vie des êtres humains sont essentielles. C’est à partir de ces valeurs qu’il nous faut travailler, dans les deux prochaines années, à apporter des réponses concrètes aux problèmes de nos concitoyens.

Plus que jamais, l’effort qu’il nous faut fournir est celui de l’adaptation de notre analyse de la société, de nos orientations et de nos moyens d’action à l’époque et au monde d’aujourd’hui. L’avenir de la France, de l’Europe et de la planète est ouvert : il va nous offrir des chances nouvelles mais aussi nous exposer à des menaces. A nous de tirer le meilleur parti des premières tout en nous prémunissant efficacement contre les secondes.

A la fatalité, à la résignation qui inspirent le retrait de l’action publique prôné par les libéraux, nous devons opposer notre volonté collective de prendre à bras le corps les défis du moment. Nous devons dénoncer le discours par lequel la droite se présente comme réformatrice quand nous serions les conservateurs. Contre le parti de l’ordre établi, nous devons à nouveau incarner le mouvement. Contre ceux qui prônent une troisième voie supposée exister entre socialisme et capitalisme, nous réaffirmerons nos idéaux de toujours : la solidarité et la justice, le bien-être et l’autonomie pour tous, la paix et le développement par la coopération, la préservation des ressources naturelles et des équilibres écologiques de la planète. Nous y ajouterons une exigence : proposer les moyens d’assurer la réalisation concrète de ces idéaux en ne se contentant pas d’une proclamation de principes. Il est clair qu’il existe, aujourd’hui, un besoin de gauche. Des émeutiers de la faim à ceux qui, en Europe ou en France, se mobilisent pour défendre la protection sociale, l’accès de tous aux biens essentiels et les services publics, tous appellent à une plus forte régulation des marchés et à une intervention publique renouvelée au service de la justice sociale.

Méfiants par tradition à l’égard de la personnalisation du pouvoir qui est au fondement même de la Cinquième République, nous refusons la présidentialisation du régime qu’accentue encore le mode d’exercice du pouvoir de Nicolas Sarkozy. Cette présidentialisation, nous en constatons tous les jours le caractère néfaste, voire choquant. Certes, le quinquennat a fait de l’élection présidentielle le scrutin qu’il faut remporter : sans cette victoire, un succès aux élections législatives est devenu inconcevable. Mais cet impératif ne nous contraint nullement à choisir notre candidat plus de trois ans à l’avance.

Nous refusons donc la présidentialisation du parti, qui est étrangère à notre culture. Nous sommes convaincus que, dans la situation actuelle, elle nuirait fortement à l’élaboration d’une doctrine, au nécessaire renouvellement des équipes et à l’efficacité de l’organisation, qui sont aujourd’hui nos priorités. Le Congrès de Reims doit être le point de départ d’un travail dans la durée, qui vise à rendre à la gauche sa crédibilité. Respectons les échéances. L’urgence, pour nous, est de définir un programme de travail sincère. C’est ce que nous proposons. Il reviendra au prochain Premier secrétaire et à l’équipe dont il s’entourera de le mettre en oeuvre, en s’attachant à mobiliser l’énergie de tous les adhérents.

Menons la réflexion de fond, en nous appuyant sur ce qui a toujours fait notre richesse : le débat collectif. Ouvrons-nous sur la société. Recréons une offre de gauche. Et surtout, faisons mentir l’idée selon laquelle le Parti socialiste ne serait qu’une machine à désigner des candidats, incapable de concevoir un projet au point qu’il en sous-traiterait le soin aux clubs et fondations qui sont proches de lui. Ce n’est que lorsque nous aurons accompli, ensemble, ce travail, que le moment viendra de choisir celle ou celui qui portera notre projet à l’élection présidentielle. Dès à présent, nous proposons que ce choix s’opère dans le cadre de primaires qui seront organisées par le Parti socialiste au printemps 2011, après son congrès, et auxquelles pourront prendre part, sans exclusive, tous ceux qui se reconnaissent dans les idées de progrès que nous portons. Nous pensons que c’est ce calendrier qui garantira à la fois la richesse de notre projet et la meilleure articulation entre le Parti et son candidat à l’élection de 2012.

Télécharger l'ensemble de la contribution ici.

mercredi 2 juillet 2008

LIBRE !

ingrid_betancourt_libre_2.jpgLibre ! Enfin libre ! Cela faisait 6 ans et demi que nous attendions ce moment, Ingrid Betancourt est enfin libre. Après 2 321 longs jours de souffrance, de privation, de séquestration, la franco-colombienne va enfin pouvoir retrouver sa famille. Mais revenons auparavant sur une libération digne d'une grosse production hollywoodienne.

La grande différence entre Paris et Bogota fut depuis de nombreuses années le mode d'action pour libérer les otages retenus par les Frac. L'un, Paris, ne voulait pas utiliser la forces, croyant que cela était trop dangereux, l'autre, Bogota, et son Président Uribet désirait eux ne pas céder aux revendications des guérilléros et optait pour des solutions plus radicales. Désormais, nous savons qui a libéré ces otages. Bien que l'action, certes militarisée, n'a pas été d'une grande violence, était digne d'un bon scénario de film d'action et d'espionnage. Depuis plusieurs mois, des agents de l'armée colombienne avaient infiltrés les premières lignes des Farc, et prétextant une liaison avec le nouveau chef de la guerilla, Alfonso Cano. Les Farc était en effet affaiblie par leur communication inexistante depuis l'assassinat de leur numéro 2, Raul Reyes en mars dernier par l'armée colombienne. Tuerie qui, pour les dirigeants des Frac est dut à l'excès de communication par voie satélitaire, et donc captée par l'armée national qui ont donc put sans difficulté retrouver et tuer le numéro 2. Affaiblie donc par ce manque de communication, les révolutionnaire qui retenait 15 otages, dont Ingrid Bétancourt se sont laissés bernés par les militaires colombiens qui avaient infiltré l'organisation. Prétextant donc une rencontre avec le numéro 1 de l'organisation, il ont ordonné aux guerilleros de leur livrer les 15 otages pour un transfère en hélicoptère. Les 15 otages, ne savant que penser de tout cela monte dans l'hélicoptère pour y rejoindre une destination inconnue, et une fois dans les airs, les militaires s'identifie, c'est la délivrance. Les 6 années de captivités sont terminées, ils sont enfin libres.

Par ce billet, je voudrait rendre hommage à Ingrid Betancourt qui a tenue durant toute ces années, sans jamais céder, à toujours être digne et forte. Certes, elle fut affaiblie par les maladies et les mauvais traitements, mais qui aurait put tenir durant tout ce temps dans cette jungle hostile. Qui aurait put, après 6 années loin de ses enfants et de sa famille, ne pas perdre la tête. Ingrid Betancourt était une prisonnière politique, retenue pour ses idées qui dérange : contre la corruption, contre toute forme de trafic. Et que penser de son premier discours de femmes libre. Parfaitement raisonné après tant de malheur et de conditions de vie insoutenable.Ingrid Betancourt est une femme forte, digne, et juste, une femme libre.

Alors aujourd'hui, c'est la Colombie qui est libre, mais c'est aussi la France, cette "douce France" qui se libère. Aujourd'hui, c'est tout une famille qui est libre, et bein au delà du sang, c'est la liberté qui est célébrée. Hasta la libertad siempre !

Pourquoi Mme Charlier hait tant le social ?

200803ElectionMaire11R.jpgIl y a un peut moins d'une semaine, le conseil municipal se réunissait une dernière fois avant la trêve estivale. Je ne vais pas épiloguer sur la théâtralisation de l'opposition, notamment du groupe UMP, initialement conduit par Gérard Gabin. Je dit initialement car l'ex-tête de liste, qui s'est vue anéanti par une cuisante défaite dès le premier tour des dernières municipales, à prétexté une évolution professionnel pour démissionner du Conseil municipal. Cet acte, assez inhabituel seulement 3 mois après les élections s'est vu suivre d'une autre démission, la numéro 2 de la même liste. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, la règle veut que, lors de démission, c'est le/la suivant(e) dans la liste qui remplace le démissionnaire. Mais là, nouveau hique, la suivante démissionne à son tour, avant même son installation au Conseil. Bref, une tête de liste uniquement préoccupée par la fonction de Maire, mais pas par celui de conseiller d'opposition, sympa pour les électeurs ; et des démissionnaire à tours de bras, il y a vraiment une bonne ambiance dans l'opposition, déjà divisée en 2 groupes.

Mais venons-en au faite, bien que très amoureux de la démocratie, et donc de la diversitée idéologique, je m'indigne tout de même des positions prise par Madame Charlier (groupe UFM) lors de ce Conseil. Comment peut-on haïr à ce point l'aide au personne dans le besoin ? C'est bien ça que je me demande, et c'est pour cela que je n'approuve pas les positions de Mme Charlier la semaine dernière. Tout d'abord, dès le premier dossier traité : l'approbation de demande d'inscription du quartier du centre-ville dans un projet régional de rénovation urbaine, rénovation contracté dans le sens de créer des éco-quartiers. Projet, qui pour une ardue d'écologie comme Mme Charlier, devrait-être chère à son cœur. Mais voilà, il y a, comme toujours, la petite ligne qui dérange : l'installation dans le projet de rénovation d'un certain pourcentage de logement social, et là ça coince. Mais alors pourquoi ? Logement social n'est pas égale à cas social, mais à HLM, autrement dit : Habitat à Loyer Modéré. Habitat qui peut être apprécié par de jeunes étudiants, ou même des jeunes couples désirant s'installer ensemble. Mais apparemment non, les personnes ne pouvant pas se loger dans des logements individuels, à prix tout de même haut n'ont pas la considération de cette conseillère municipale. Peut-être est-ce utile de rappelé que, bien que descendant, les cours de l'immobilier sont encore bien haut pour de nombreux concitoyens. Peut-être est-ce utile de rappelé aussi que la Ferté, approchant les 10 000 habitants va dans les prochaines années devoir respecter l'obligation légal d'avoir les fameux 20% de logement sociaux, et ce pourcentage n'est pas encore acquis pour notre ville.

Ensuite, peut-être le summum de l'immoralité, concernant la rénovation, et la création, par une association, d'une maison de retraite pour adulte handicapé. Rénovation qui, est-ce utile de rappelé va tout de même créer environ 30 emplois de temps plein, pour environ 30 chambres. Lorsque l'on sait qu'une fois une personnes handicapée n'est plus apte au travail, sont accueil en ESAT ne peut plus être possible et que la fin de vie devient un problème par le manque de place en structure spécialisée. L'attitude normale serait donc de se réjouir d'un tel projet. De plus 30 emplois seront créer, des postes peu à très qualifiés. Et ici aussi, l'argument de la destruction du patrimoine n'est pas valable, la rénovation va même embélir le bâtiment en le restaurant et en gardant son air traditionnel. L'argument posé par Madame Charlier fut l'emplacement géographique, à côté d'une maison de retraite, c'est vrai que le lieu ne s'y prête pas... Madame Charlier à même dénoncer la "concentration" de misère, idée que je trouve particulièrement ignoble. Enfin bon, peut-être qu'en plus des personnes n'ayant pas beaucoup d'argent, les personnes handicapées n'ont pas besoin d'être aidées.

Pour finir, c'est le projet estival jeunesse que Madame Charlier à blâmée, et notamment le battle PIR. Cet animation d'art graphique urbain, ou tout le monde à le droit de s'exercer sur le thème du printemps ne fait pas l'unanimité dans le rang de l'opposition. Les dégradations, inacceptable certes, mais non associé à la fête ne doivent pas le prétexte de l'annulation. Mais l'idée la plus contestable fut tout de même l'accusation de Madame Charlier concernant le publique visé "toujours le même" dit-elle. Il est sur qu'autant le battle que le séjour d'eau vive est destiné aux personnes ne pouvant pas partir en vacances. Je ne vois pas l'intérêt d'aider les personnes ayant déjà la chance de partir. D'autant plus que le stage "eau vive" porte un objectif éducatif.

Pour conclure, je ne comprend vraiment pas l'obstination de certaine personne de contester l'incontestable. Oui, beaucoup de ces choix sont des choix politiques, mais ils sont juste. L'action social ce n'est pas d'aider les gens déjà favorisé, mais d'aider ceux ayant des conditions de vie plus dures. L'action sociale c'est aussi ça : aider ceux qui en ont le plus besoin, même si cela ne plait pas à tout le monde.

mercredi 25 juin 2008

Retour sur ce week-end à Zuffenhausen

FleckenfestAr2.gifCela fait maintenant un peu plus d'une semaine que je suis rentré de Zuffenhausen, mais les épreuves de français du BAC et leurs préparations ne me permettait pas de faire le point sur cette rencontre sur ce blog. Je profite donc d'un peu de "temps libres" pour effectuer un petit debriefing. Et c'est donc tout naturellement que j'ai décider d'organiser ma réflexion autour de 3 grands thèmes.

Tout d'abord, le plus évident et également le premier remarquable : l'accueil. Dès notre arriver, l'amicalité de notre rencontre était flagrante. Pas la moindre tension, pas la moindre perplexité, ou encore pas la moindre crainte se traduisait dans les yeux de nos accueillants. Et à peine nos deux pieds avaient touchés le sol allemand, que nous étions accueillis à bras ouvert par le maire de Zuffenhausen : Gerhard Hanus. Ensuite nous avons fait connaissance avec les familles qui allaient nous accueillir durant ce week-end. Pour ma pare, je suis tombé sur un couple fort charmant de jeunes étudiants : Lia et Alexander Mak. La chance était également de mon côté puisque ne parlant pas un mot d'allemand, "ma famille" parlait admirablement bien l'anglais, et Alexander avait pratiqué le français durant 5 ans. Cette amicalité à même évolué en camaraderie lorsque nous avons évoqué nos engagements politique. Bien que je soit pas un éminent responsable socialiste, Alexander est très fortement engager dans la section local du SPD, et est même le principal animateur du Jusos (MJS allemand) de Zuffenhausen. Bref, mêlé à un ambiance très festive, car ça aussi, la fête ils savent bien faire, nous avons été accueillis comme des rois. L'amitié franco-allemande à encore de beaux jours devant elle.

Ensuite, le thème qui peut-être est le plus dur à expliquer : l'organisation politique. Un thème utile car il est bon de rappelé l'organisation politique allemande qui diffère de celle que nous connaissons en France. Tout d'abord, le système, l'Allemagne est un état fédéral, c'est à dire qu'il est le fruit d'un regroupement de plusieurs régions indépendante : les länder. Chaque länder possède sont autonomie, et par conséquent son propre gouvernement. Une autre différence de taille, en tout cas au niveau de Zuffenhausen, l'organisation municipale ou extra-municipale. En effet, je n'est pas de mots pour décrire cette situation inédite en France, puisque Zuffenhausen, "ville" indépendant avec son "maire" et son conseil, est en fait un district d'une ville regroupant pas moins d'un demi million de personnes : Stuttgart. Ce fonctionnement est assez ressent historiquement. Avant la seconde guerre mondiale, tous les districts de Stuttgart était vraiment indépendant et agissait en temps que ville. Mais lors de l'ascension au pouvoir d'Hitler, sa politique territoriale était de créer de grands pôles, de grandes villes, et c'est en ces temps là que les districts se sont uni au sein d'une seul et même ville. Ce qui nous fait une organisation croissante de : district : Zuffenhausen , ville : Stuttagart, länder : Baden-Württemberg, et pays : l'Allemagne. Cette organisation qui peut nous paraître suicidaire, tant les nombre d'échelons est élevés, mais qui est en faite très bénéfique puisque autant Stuttgart que son länder jouissent d'un taux de chômage bas, et d'une belle croissance, et que dire de la puissance économique allemande au sein de l'europe. Dernière explication, l'organisation des groupes et partis politique qui fonctionne moins de la façon de majorité/opposition, mais sous la forme de coalition. Mode de fonctionnement que je trouve personnellement très chaotique (l'épisode Prodi en Italie ne pourra me faire mentir), mais qui à l'air de bien marcher outre-Rhin. Ce système amène des aliances comme CDU-SPD (démocrates chrétiens-social démocrates), qui serait improbable en France, mais qui porte ses fruit, notamment à Zuffenhausen puisque l'élection de Gerard Hanu au poste de "Chef de district" est l'illustration de cette théorie. Cela induit, peut-être des politique de droite plus modéré.

Dernier thème, la raison de notre venue : le jumelage. Ce jumelage qui avait repris des couleurs depuis l'arrivée à la mairie de La Ferté de Marie Richard, reprend un nouvel élan à l'arrivée de Gerhard Hanus à la mairie de Zuffenhausen. Européen convaincu, il entend bien faire évolué ce jumelage et l'amplifié. C'est d'ailleur dans ce sens qu'il a nommé, dans son équipe une secrétaire municipale spécialisée sur les questions du jumelage avec La Ferté. Il l'a d'ailleurs dit dans l'un de ses discours, son intention sur ce domaine est d'amplifié le jumelage, notamment au niveau de la jeunesse, avec des échanges culturel, éducatif, ou autre. Et de ne plus cloisonner cette union au simples association sportives. Pour ma part j'irais même plus loin, en affirmant que le jumelage pourrait être poussé à son paroxysme en instaurant un véritable pont entre nos deux ville. Un partenariat privilégié sur tous ce qui pourrait animé nos deux villes, et les rendre plus créatives, plus belles, plus fotres. Mais l'essentiel, le plus important est bien sur l'action engagé par Monsieur Schmit (pardonner moi pour l'orthographe du nom), qui depuis des années organise des échanges scolaires entre le collège Porche et les collèges de la Ferté. Ces échanges doivent s'intensifié avec les lycéens de notre ville. Bref, l'amitié entre nos deux villes à encore de beaux jours devant elle.

jeudi 19 juin 2008

Dear Mr President

Magnifique chanson de Pink qui reflète bien la situation désastreuse dans laquelle se trouve les Etats-Unis. Un espérant que la France n'atteigne jamais ce niveau...


Pink - Dear Mr President

mercredi 11 juin 2008

Pacte pour l'emploi des personnes handicapées : impossible

file_331020_52627.jpgEtudiant les sciences sanitaires et sociales, ayant pour projet professionnel de devenir éducateur spécialisé, je suis avec grande intention les projets concernant le handicap. C'est donc tout naturellement que je me suis penché sur les annonces de Nicolas Sarkozy faites lors de la Conférence nationale sur la Handicap hier. Conférence où, nous dit-on, il était le grand invité, premier contre sens, la politique concernant le handicap doit être annoncé, puis débattue dans cette conférence tous les 3 ans ; la précédente s'était établie en 2005, sa tenu était donc réglementaire. Déjà, sur cette annonce, les services de communication de l'Elysée met en avant un évènement qui n'est n'est en réalité pas un.

Venons donc au fond. Tout d'abord, le chef de l'Etat annonce 50 000 nouvelles places en structures spécialisée. Totalement impossible. Les structure et service d'aide par le travail pour les personnes handicapées sont tous surchargées. Aucunes place n'est vacante, 15 000 enfants et 12 000 adultes sont sur listes d’attente, alors où créer ses 50 000 nouvelles places ? Et puis même si il lui prenait de créer des établissement, c'est au niveau du personnel qu'il y aurait un problème, une nouvelle fois il manque de bras. Le domaine du handicap souffre de la même pathologie que les domaines sociaux et médicaux : pas de personnel, manque de vocation. Alors comment pouvoir créer ces poste, faire pratiquer des heures supplémentaires aux travailleurs sociaux ? impossible, les 35h sont déjà un utopie dans ce domaine tant il est once qui ne pourra pas surchargé. Première parole, premier effet d'annonce qui ne pourra pas aboutir, manque de place, de structure, de personnel.

Dans cette optique où la création de poste en milieu spécialisé, il est logique de proposer la création d'emploi en milieu ordinaire. Mais là, une nouvelle fois deux difficultés : l'éducation / la formation, et l'insertion. Sur le premier point, il faut se référer au bilan de la politique sur le handicap de 2005, qui promettait une modernisation de la formation des auxiliaire de vie scolaire (AVS) mais 3 ans après, cette modernisation n'est toujours pas là. La formation des AVS est de plus en plus chaotique, de par tout d'abord le faible nombre d'institut de formation, et une nouvelle fois, par le manque de vocation. Comment alors avec de moins en moins d'AVS, et un renouvellement qui ne viendra sans doute pas espérer accueillir des personnes handicapées dans le milieu scolaire ordinaire, et je ne parle pas de la question de l'accessibilité des structures. Un droit opposable ne résoudra pas ce problème car il c'est la formation de AVS qu'il faut résoudre car les place peuvent être trouver, mais pas le personnel. Cumuler à ceci les suppressions de poste dans l'éducation annoncé par Monsieur Darcos et ce projet devient utopique. En ce qui concerne l'insertion au travail en milieu ordinaire, l'équation est simple, son inconnue s'appelle MEDEF. Toutes les entreprises française ont l'obligation d'employer 6% de travailleur handicapés dans leurs entreprise, 5% de celle-ci préfèrent payer plutôt que d'embaucher, et après on nous dit que les gens veulent pas travailler... Deuxième mesure, deuxième effet d'annonce qui ne pourra pas aboutir.

Ensuite, le premier magistrat de France annonce qu'il entend bien augmenter l'allocation adulte handicapé (AAH) de 25% en 5 ans. Ce qui fait un augmentation de 5% par ans qui ne couvre même pas l'inflation des produit de première nécessité. L'AAH est aujourd'hui de 628.10€, il passerait dans 5 ans à 781.38€, soit une augmentation de 153.28€ sur 5 ans, bien modeste comparé au bouclier fiscal. Cestes le pourcentage d'augmentation est flatteur, mais traduit en chiffres, il ne sort pas les personnes bénéficiaires de cette allocation du seuil de pauvreté qui les domine de loin. Encore une annonce qui ne donnera rien.

Un nouvel obstacle non évoqué par Nicolas Sarkozy se dresse pourtant face à lui : le financement. Comme il le dit si bien "les caisses sont vides". Oui, et il y a bien participé avec ses cadeaux fiscaux fait en juillet dernier. l'argent gâché il y a un an aurait put contribué à payer l'addition de ce programme. mais alors que "la France est en faillite" comme l'aime tant le rappeler Monsieur Fillon, pourquoi à quelque mois de la présidence française de l'UE, Nicolas Sarkozy ne lance pas un plan handicap européen, certain pays, notamment les scandinaves aurait beaucoup à nous apprendre dans ce domaine.

logo_accueil.gifLe handicap doit être une cause national, et ce n'est pas avec ce plan mort-né que les personnes handicapées pourront sortir la tête de l'eau. C'est pour cela que les socialistes proposent :
- D'établir la parité de l’AAH avec le SMIC,
- l’intégration dans le futur RSA des personnes handicapées,
- la mise en place et la formation des AVS,
- la déduction supplémentaire sur la taxe d’habitation pour les personnes handicapées (déjà expérimenté dans certaines collectivité socialiste).

mercredi 4 juin 2008

Obama for president

obama.JPGJe n'est pas pour habitude de m'immiscer dans le domaine complexe et épineux qu'est la politique international, et encore moins dans l'Américaine. Cependant, je rompt aujourd'hui avec c'est (mauvaise) habitude car ce mardi 3 juin 2008 rentre dans l'histoire : pour la première fois un parti américain place un candidat noir dans le chemin vers la maison blanche. C'était tout à fait prévisible depuis quelque semaines, mais c'est maintenant effectif. Certes, dans la conjoncture actuelle où Hillary Clinton ne désire pas se retirer, il faudra attendre le congrès d'investiture démocrate qui se tiendra à Denver du 25 au 28 août prochain, mais Obama est mathématiquement sûr d'être nommé. Mais alors que l'Amérique marque ce jour dans son histoire, pourquoi est-ce une bonne chose ?

Tout d'abord parce que Barack Obama est le meilleur pour incarner le futur des Etats-Unis. C'était le seul parmi les candidats démocrates à pouvoir incarner le renouveau de la classe politique américaine. C'était également le seul à parler d'une nouvelle politique, de parler simplement sur ce qu'il va faire, sur sa vision du "rêve américain". Bref, seul Obama pouvait jouir de l'image de renouvellement. Cette principale qualité est aussi son principale défaut, il est jeune, nouveau, et donc peu expérimenter pour être à la tête de la première puissance mondiale. D'où l'utilité, pour lui, de bien choisir qui l'accompagnera dans le fameux "ticket".

Autre point fort après son image, ses discours, merveilleusement bien écrit. Comment ne pas être convaincu après avoir écouté son discours sur son rêve américain : bâtir une Amérique unie. Comment ne pas rapprocher le "I want be the president of the union of all americain" du "I am a dream" d'il y a 45 ans. C'est aussi ça l'effet Obama, faire renaitre le plus grand espoir que l'Amérique n'est jamais connu : l'union des peuples. Et c'est par ce discours reprenant l'hérédité spirituel et idéologique de Martin Luther King que Barack Obama à remporter l'investiture, et cela bien avant ce 3 juin 2008.

Barack Obama, par son histoire et par ses origines a été le seul dans cette course à vraiment croire à cette union et au rassemblement de toute l'Amérique. "A more perfect union, that's what I want for America" lançait-il à philadelphie le 18 mars dernier. Mais bien avant cette date, il évoquait ce point lors de la convention démocrate de 2004, convention où "l'Obamamania" est né. Que l'on soit africain-américain, hispanique-américain, asiatique-américain, nous sommes tous frères des Etats-Unis d'Amérique, nous sommes tous américain. Oui son discours est rassembleur, respectueux et fraternel, mais sera-t-il suffisant pour l'emporter face à McCain ? Ca c'est moins sûr, mais élire un Bush décomplexé ne serait pas une solution de progrès pour les Etats-Unis. Cet ultra-conservateur, qui est majoritaire chez les séniors ne l'ai pas chez les plus jeunes, favorable au sénateur de l'Illinoi. Bref, si la campagne des primaires est belle et bien bouclée, une autre bataille s'annonce, et celle-ci, encore plus dure, but "yes we can".

LET'S GO OBAMA.


Barack Obama's Victory Speech in St. Paul, Minnesota June 3, 2008

En VO bien sur :)

dimanche 25 mai 2008

Dans le désordre

ps0lo.jpgCela fait longtemps que je n'ai pas écrit d'article sur ce blog, manque de temps, des épreuves du BAC à préparer, mais surtout un bon manque d'inspiration. Un manque d'inspiration, ou plutôt trop d'inspiration, mais dans le désordre. Tous se bouscule dans ma tête : mouvements sociaux divers, le congrès qui approche, tous ces évènement se bouscule dans ma tête, et ne s'organisent pas. Alors aujourd'hui, une bonne résolution -enfin- je vais essayer de laisser tout ceci sur une feuille numériquement blanche.

Mouvement lycéen. Cela fait maintenant quelques mois que des milliers de lycéen battent le pavé chaque semaine pour défendre le service publique fondamental de notre société : l'éducation. Ce service publique est l'un, si ce n'est le plus important de notre pays. Une personne bien éduqué sera un bon, et par conséquent, un délinquant de moins. Un école ouverte, c'est une prison de fermée. Alors, lorsque cette affirmation est totalement juste, pourquoi casser les jambes d'un système qui survit. On nous dit qu'il faut essayer quelque chose d'autre, que durant tant d'années, on n'a placé tant d'argent, et que cela n'a pas marché. Mais il faut vraiment être naïf, pour croire juste un instant que, même si on plaçant beaucoup d'argent dans un système, cela ne marche pas forcément, en placer moins, cela marchera mieux. Donner moins pour gagner moins, tel est bien le slogan de réforme de Xavier Darcos. Mais ce qu'il oubli, c'est qu'en tuant le système éducatif, il tue les générations qui le succèdera, il tue donc l'avenir de notre société. Oui le système éducatif français à besoin d'être réformé, mais pas dans ce sens là.

Nouveau choc pétrolier. Oui, le troisième choc pétrolier de l'Histoire se passe bien en ce moment sous nos yeux, mais il pourrait être évité. Alors qui le coupable ? Notre planète que nous avons sans cesse exploité, et qui nous le fait payer aujourd'hui. Nous tous, qui abusons de ressources naturel tendant vers la pénurie. Ou les grandes compagnies pétrolières, qui sont les seules, eux, à faire des bénéfices de quelques milliards d'euros. Total réalise à elle seule, près de 160 milliards d'euros de bénéfices pour l'année 2007, soit un budget 2007 en excédant de plus de 12 milliards d'euros. Et après on nous dit que le capital est trop taxé... Mais alors pourquoi une telle mine d'or alors que le pétrole devient un produit de luxe, et, qu'au contraire de total, la population française se paupérise. D'autant plus que nous avons un avantage sur le reste du monde, nous avons l'euro. Et oui, l'euro constamment décrié nous avantage bien dans ce domaine, car toute la vente de pétrole brut se fait en dollar, et qu'avec un euro supérieur à l'oncle Sam, nous payons notre pétrole mon chère que les autres. Je l'ai déjà fait sur ce blog, mais la comparaison entre deux périodes est tellement révélatrice. En 2000, nous avions 1 Dollar à 1.2 Euros et 1 Baril de Pétrole à 60 Dollars. Soit le Baril à 72 Euros et on payait 0,82 Euro / litre de gasoil. Huit ans plus tard, en 2008, nous avons 1 Dollar à 0.65 centimes d'Euro et 1 Baril de pétrole qui a explosé dernièrement à plus de 110 Dollars. Soit le Baril à 70,1 Euros, et on paye 1.25 Euros / litre de gasoil... Alors là, je croie avoir trouvé la cause de cette crise pétrolière, ce n'est pas une guerre, une tension international, mais bien une volonté d'enrichissement de la part de nos chères compagnies pétrolières. ces mêmes entreprises qui sont trop taxées, les pauvres...

Le congrès qui approche. Le bureau national du PS l'a décidé, le congrès de novembre prochain se passera à Reims. Mais alors que cette automne se rapproche de plus en plus, je pense être utile de nous poser la question axiale de ce rendez-vous : quel congrès voulons nous ? je m'interroge, réfléchi, et j'en viens à certaines conclusions. Déjà, je ne veut pas d'un second congrès du Mans. Ce temps où nous devons faire plaisir à tout le monde, de mêler les volontés de la branche la plus à gauche du PS, et des social-démocrates doit être révolu. Nous devons choisir une ligne politique claire. Se renforcer à Gauche, ou, à l'image de nos camarades européens, faire du Parti Socialiste un vrai parti européen social démocrate. Blair l'a fait, ça a marché, Zapatero l'a fait, ça a marché. Ce congrès doit-être le moment de tirer un trait sur un vieux Parti Socialiste mourant, et inventé le PS du XXIème siècle. Et bien avant de nous poser la question de qui pour remplacer François Hollande, nous devons savoir, et trancher sur la ligne politique de notre parti. Et c'est pourquoi, que je m'inquiète du futur duel Ségolène Royal - Bertrand Delanoë, ce duel ne vient pas servir le PS. Tout d'abord car il intervient trop tôt, nous siommes à 6 mois du congrès, et nous nous focalisons déjà sur ces deux personnes et qu'il ne propose rien pour le PS, si ce n'est d'être le candidat de 2012. D'autres part, je ne crois pas qu'il est temps de désigné notre candidat(e) pour 2012. Quatre ans nous sépare de cette échéance, et je doute que le/la meilleur(e) d'entre nous, le sera dans quatre ans. De plus, le premier secrétaire non candidat peut servir de "bouclier" en attendant 2012, et permet de ne pas décrédibiliser l'éventuel(le) candidat(e). Bref, il faut travailler pour un congrès d'affirmation idéologique claire, l'avenir du Parti Socialiste se jouera en novembre à Reims.

mercredi 14 mai 2008

Loi OGM : nouveau couac de la majorité

OFRTP-FRANCE-POLITIQUE-NC-PERRUCHOT-20071107Un mois à peine après la cacofonie gouvernemental, c'est une nouvelle fois, autour de la loi sur les OGM que la majorité se divise, mais là, le couac se déroule à l'assemblée nationale. Alors que la loi censé encadrer la culture d'OGM sur notre territoire était, de nouveau, présenté devant les députés, elle a été la scène d'une surprise, que dis-je, d'une révélation : Tous les députés UMP ne suivent pas Nicolas Sarkozy et son gouvernement.

Alors que s'est-il passé ? Pourquoi une grande partie des députés de la majorité sont restés dans leur bureau ce mardi après-midi ? Pourquoi ont-il laissé à la gauche le soins d'affirmer, au nom de la représentativité nationale, un non massif contre les OGM, et même plus profondément, un non contre l'exécutif. Car ils le savaient, les (ex) amis du Président, que leur présence était importante, sur ce dossier très controversé, et sujet à la discorde. Mais non, rien à faire, il ne se sont pas déplacer, laissant impuissant le "roi" Copé digérer sa défaite.

Car oui, nul ne peut croire que les OGM sont les seuls responsable de cette débâcle. A l'heure ou le parlement, et ses députés majoritaire sont devenu des simple pions d'un exécutif omniprésent et ne laissant à leurs "collaborateurs" des deux hémicycles que le soin de voter des lois qu'ils ne connaissent qu'à peine. Serait malhonnete la personne qui prétendrait que ce refus au vote, n'ai pas une manifestation de la lassitude, d'hommes et de femmes, se demandant à quoi servent-ils dans un jeu démocratique et politique dans lequel ils sont écartés. Ce couac est bien révélateur de l'atmosphère nauséabonde dans laquelle navigue la majorité depuis maintenant quelques semaines. Lorsque vous prenez des gens pour des cons, et ne tenez pas compte d'eux, il vient un moment ou ils s'en aperçoivent, et là ça fait couac.

Ancien chiracien nostalgique, ou villepiniste désavoué et sarkoziste convaincu se croisent au Palais-Bourbon, mais ne son pas prêt de partir en vacances ensemble, tant l'écart et la division s'étend de jours en jours. C'était il y a un mois au gouvernement, c'est désormais à l'assemblée nationale que le climat au sein de la majorité se brouille. Alors en ce temps ou les conflits sont résolus avant même d'avoir existé. Que l'on voit le patron des députés UMP réaffirmer sa confiance dans l'action gouvernementale, que ces deux hommes sont applaudis par leurs collègues, comment ne pas se rendre compte que ce spectacle n'est qu'artifice ? Oui l'UMP, le gouvernement et le Président se sont pris une claque ce mardi, mais moins par la victoire de l'opposition, que par le désavouement et le démantèlement de la majorité à l'assemblée nationale.

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